Grippe aviaire : "Quand on ramasse matin et soir tous ces cadavres, c'est démoralisant", témoignent des éleveurs de canards landais

Stéphane Iglésis
·1 min de lecture

"Je n'ai jamais vu une maladie aussi virulente, aussi rapide pour éliminer un troupeau". Accablé, Serge Mora n'arrête pas de compter les cadavres dans son élevage de Mugron, dans les Landes. "En moins d'une semaine, on a perdu pratiquement 400 canards sur 660", raconte le président du Modef landais, pour qui l'hécatombe a démarré le 31 décembre dernier. "Ce qui est le plus choquant pour nous éleveurs, c'est l'agonie que subissent ces animaux, confie-t-il. Quand on va ramasser matin et soir tous ces cadavres, c'est démoralisant."

C’est la troisième épidémie de grippe aviaire en quatre ans, et c’est sans doute l’épisode le plus violent. En tout, 124 foyers de contaminations, dont 119 dans les Landes, ont été recensés par le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, qui précisait, vendredi 8 janvier, que 400 000 canards avaient été abattus depuis la mi-décembre. Un quatrième abattoir sera réquisitionné par l’État, lundi 11 janvier, pour porter la capacité d’abattage à 160 000 palmipèdes par jour. L'État espère que cela sera suffisant pour endiguer la propagation du virus. "Aujourd'hui, l'urgence est d'éteindre l'incendie, malheureusement je constate que le feu n'est pas éteint", déplore Marie-Pierre Pé, directrice du Cifog, qui défend toute la filière du foie gras.

"Nous sommes face à un virus qui est d'une agressivité jamais vue."

Marie-Pierre Pé, directrice du Cifog

à franceinfo

Pour (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi