Grippe aviaire : un nouveau confinement des volailles fait débat

Cette année, les volailles françaises auront passé une grande partie de leur temps en cage, mettant à mal la labellisation de certains producteurs.  - Credit:GAIZKA IROZ / AFP
Cette année, les volailles françaises auront passé une grande partie de leur temps en cage, mettant à mal la labellisation de certains producteurs. - Credit:GAIZKA IROZ / AFP

770 000 volailles ont été abattues depuis l'été en raison de l'épidémie de grippe aviaire qui touche la France de plein fouet. Et, alors que le niveau de risque lié à la maladie a été porté de « modéré » à « élevé » sur l'ensemble du territoire métropolitain, un nouveau confinement des volailles de plein air a été décidé pour tenter d'endiguer ce phénomène. Une décision qui suscite le désarroi du monde agricole.

« Dans un contexte marqué par une persistance inédite du virus dans l'environnement et une forte activité migratoire d'oiseaux sauvages, il est essentiel de renforcer les mesures de prévention pour éviter la contamination des élevages de volailles », a justifié le ministère de l'Agriculture dans un communiqué. Cela impose la « mise à l'abri de toutes les volailles », rappelle le ministère, qui prévient : les éleveurs récalcitrants ne pourront pas prétendre pleinement aux indemnisations de l'État en cas d'abattage sanitaire.

Les grandes régions de production de volailles – Bretagne, Pays de la Loire, ainsi que le département des Deux-Sèvres – devaient déjà enfermer les volailles depuis la mi-octobre. Les volailles n'auront finalement été autorisées à goûter au grand air que quelques mois cette année. « Confiner, on a bien vu que ça ne marche pas, ça ne protège pas du virus », déplore Lionel Candelon, éleveur dans le Gers et président de l'association Canards en colère.

Des craintes sur « l'effondrement » de l'élevage de plein air

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