Grippe aviaire : la LPO fait état d'une « hécatombe » au sein de la faune sauvage

© Amblard Florianne/SIPA

Dans l'Hexagone, depuis le 1er août, le ministère de l'Agriculture dénombre 3,3 millions de volailles abattues, dont 2 millions euthanasiées rien qu'en décembre. Elles ne sont pas les seules victimes de cette épidémie d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), l'épisode le plus dévastateur de l'histoire du continent européen. Outre la filière avicole , l'épizootie touche également la faune sauvage, pour laquelle la Ligue de protection des oiseaux (LPO) sonne l'alarme vendredi. « La grippe aviaire H5N1 a affecté la faune sauvage (…) Jamais on n'a connu une hécatombe comme celle qui a été vérifiée en 2021/2022 », a déploré le président de l'association, Allain Bougrain Dubourg, au cours d'un atelier dédié à cette question, avant de mentionner la disparition d'une colonie de Fous de Bassan en Bretagne ou les vautours fauves que le virus décime en Aveyron.

Le constat est le même à travers le globe. « Ce qu'il y a de singulier, c'est l'impact sur la faune sauvage : cette année, par exemple plus de 22 000 oiseaux marins, principalement des pélicans, sont morts au Pérou », a détaillé le représentant de la LPO, relayé par l'Agence France-Presse. « Qui est le coupable ? Est-ce que ce sont les élevages qui véhiculent le H5N1 à la faune sauvage ou est-ce la faune sauvage qui est coupable et les élevages victimes ? Il y a les deux », a-t-il assuré.

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Des « solutions pérennes »...


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