Grève RATP : a-t-on le droit de ne pas aller au travail ?

Lors des grèves importantes de la RATP, le télétravail est l'une des options les plus intéressantes pour l'employeur et le salarié.

En raison de la grève prévue ce 13 septembre, de nombreux travailleurs auront du mal à se rendre sur leur lieu de travail. Est-ce une bonne excuse pour ne pas aller au bureau ?

10 lignes de métro fermées, d’autres également touchées, les RER A et B très perturbés... S’il sera difficile pour certains Franciliens d’aller au bureau ce vendredi 13 septembre, est-ce pour autant l’occasion de s’éviter une journée de travail ?

Pour pouvoir sécher le boulot, il faut qu’il y ait un cas de force majeur. L'événement doit être à la fois imprévu, insurmontable et indépendant de la volonté du salarié. Ce qui n’est donc pas le cas de la grève de vendredi, annoncée plusieurs jours à l’avance. Mais le salarié a tout de même des droits dans ce cas précis.

Quelles sanctions ?

En revanche, l’employé ne peut pas être sanctionné par son employeur, puisqu’il peut présenter un justificatif, fourni par la RATP, de son retard ou de son absence. L’employeur n’est cependant pas obligé de rémunérer le temps d’absence de son salarié, sauf si la convention collective indique le contraire. Pour éviter une retenue sur salaire, il est toujours possible, avec l’accord de l’employeur, de récupérer les heures de travail perdues, de poser un jour de congé payé ou de poser un jour de réduction du temps de travail (RTT).

Le télétravail, une alternative

Pour éviter à ses salariés le chaos des transports, l’employeur peut proposer le télétravail, surtout dans les sociétés où ce mode de fonctionnement est courant. Il peut également proposer de travailler dans un local de l’entreprise plus proche du domicile du salarié, si la société est en capacité d’en proposer un. Dans le cas où l’employeur refuse le télétravail a son employé, il doit motiver sa décision.

Toujours au rayon des alternatives, le vélo peut également être une solution, à condition de ne pas habiter trop loin de son lieu de travail (et de ne pas être allergique au sport). En cas de grèves importantes comme celle de vendredi, de nombreux usagers se mobilisent également sur les réseaux sociaux pour organiser des co-voiturages.

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