En grève de la faim contre l’expulsion de son apprenti, un boulanger fait un malaise

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Le boulanger n’a pas supporté cette décision et a décidé de ne plus s’alimenter et d’avaler uniquement du bouillon. Après une semaine, il a déjà perdu huit kilos et ce mardi matin 12 janvier, il est tombé dans les pommes.

Après une semaine de grève de la faim contre l’expulsion de son apprenti, Stéphane Ravacley, boulanger à Besançon, a fait un malaise le 12 janvier.

Laya Fodé Traoré, 18 ans, guinéen, était en stage d’apprentissage chez le boulanger Stéphane Ravacley. Pris en charge par la France en tant que mineur isolé, le jeune homme atteignant la majorité est visé par une obligation de quitter le territoire français.

Face à la difficulté de trouver des apprentis dans cette profession, le boulanger n’a pas supporté cette décision. Il a décidé de ne plus s’alimenter et d’avaler uniquement du bouillon. Après une semaine, il a déjà perdu huit kilos et ce mardi matin, il est tombé dans les pommes, selon l’AFP. Pris en charge par les sapeurs-pompiers, il est transporté au CHU de Besançon et “son état n’est pas trop grave” selon la responsable des ventes de la boulangerie.

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220 000 signatures

Le jeune guinéen a contesté la décision de la préfecture et la décision finale sera prise le 26 janvier par le tribunal administratif. En cause, des documents d’identité jugés non valides mais qui sont en cours de validation par l'ambassade de Guinée à Paris, selon l’avocate du jeune homme.

L’affaire a pris un tournant politique et national depuis une tribune dans l’Obs signée par Raphaël Glucksmann, Omar Sy, Leïla Slimani, Nicolas Hulot, Edgar Morin, Laurent Berger, Marion Cotillard et plusieurs maires EELV. Ils demandent au président de la République de venir en aide au boulanger. Une pétition en ligne a par ailleurs rassemblé plus de 223 000 signatures.

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