Grenoble: la mairie finance des travaux d'aménagement d'un rond-point pour des gilets jaunes

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La mairie de Grenoble, le 26 avril 2011 (illustration) - JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
La mairie de Grenoble, le 26 avril 2011 (illustration) - JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Le chantier a débuté lundi. Aux abords du rond-point Pierre-et-Marie-Curie à Grenoble, lieu habituel de rassemblement de manifestants gilets jaunes depuis plusieurs années, des militants s'activent depuis plusieurs jours aux côtés d'agents de la Ville afin de construire une pergola en bois pour s'abriter, rapportent notamment France Bleu et Le Dauphiné Libéré.

L'objectif est de construire un abri pérenne pour ces manifestants qui se rassemblent habituellement sur les lieux situés au sud de la préfecture iséroise, aux confins d'Echirolles. L'abri sera accompagné d'une table assortie de bancs et de jardinières.

Des travaux qui ont un coût: 11.000 euros, pris en charge par la municipalité écologiste dirigée par Eric Piolle dans le cadre de ses chantiers ouverts au public (COP). Depuis 2018, plusieurs projets sont financés chaque année via ce programme qui consiste à faire travailler de concert bénévoles et agents municipaux, après validation d'un projet soumis par des habitants.

"On se sent dans des conditions vraiment exceptionnelles. Ça va être très beau, je ne crois pas trop m'avancer, mais ça va être une première en France, une municipalité qui donne un lieu aux gilets jaunes. On est satisfait", s'est félicité sur RTL l'un des gilets jaunes investi dans le projet.

"Scandaleux", pour LaREM

Un chantier qui a rapidement suscité la controverse parmi les opposants à la municipalité EELV.

"Hallucinant! Eric Piolle finance le bien-être et le confort des gilets jaunes avec l'argent public des Grenoblois. Avec quelle légitimité? Quelle déontologie? C'est scandaleux", a réagi ce mercredi matin sur Twitter la députée La République en Marche (LaREM) de l'Isère Emilie Chalas, également élue d'opposition à Grenoble.

Piolle fustige une "polémique déclenchée par les macronistes"

Interrogé sur RTL ce mercredi, Eric Piolle s'est déclaré "très choqué par la polémique déclenchée par les macronistes".

"Vous avez le droit d'être dans la rue. Ils ne bloquent pas la circulation. Je vous confirme que vous avez le droit de rester dans la rue. Pourquoi les gilets jaunes ne seraient pas des habitants? Pourquoi ce deux poids, deux mesures? Ils discutent, ils se revendiquent gilets jaunes et je le comprends très bien", a balayé l'édile. 876450610001_6282970451001

Auprès de nos confrères d'Actu, l'adjointe au maire chargée du secteur où se situe le rond-point, Margot Belair, défend le fait que les gilets jaunes ont sollicité la mairie "comme n'importe quel collectif d'habitants aurait pu le faire".

"Ils sont à Grenoble et nous avons répondu à leur demande. Leur action, c'est aussi d'aller vers les habitants et de travailler sur des projets de transformation de la vie publique", défend l'élue.

D'après le site internet d'information locale, le chantier devrait aboutir vendredi.

Article original publié sur BFMTV.com

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