Grenoble: une enquête ouverte après les plaintes de femmes et d'hommes victimes de piqûres lors de soirées

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Le GHB est aussi appelé
Le GHB est aussi appelé

Depuis plusieurs mois, les autorités alertent sur un phénomène qui se diffuse dans les soirées festives. Le GHB est de retour et certaines personnes le consomment à leur insu. À Grenoble, le parquet a ouvert une enquête pour "administration de substance nuisible". Cette enquête intervient alors que six personnes ont porté plainte récemment.

Quatre femmes et deux hommes, âgés entre 17 et 22 ans, ont porté plainte ces derniers jours, indique le procureur de Grenoble dans un communiqué transmis à BFMTV.com. Tous ont raconté aux policiers de Grenoble ou aux gendarmes de Saint-Ismier avoir été victimes de piqûres et s'être ensuite sentis mal.

"Complètement HS"

Les faits dénoncés se seraient produits dans les boîtes de nuit Le Marquée et Le Lamartine, ainsi qu'à un concert au Palais des Sports les 15 et 17 avril derniers. Ces femmes et ces hommes se sont tous rendus à l'hôpital pour effectuer des tests. Malgré ces malaises, aucune victime ne dit avoir été victime d'un vol ou avoir subi une agression sexuelle.

"Au bout d’environ une heure, elle s’est sentie partir. Elle était complètement HS, avec les yeux hagards, un peu de fièvre et des douleurs dans les articulations", explique au Dauphiné Libéré la mère d'une jeune fille qui l'a récupérée dans la nuit de samedi à dimanche dernier après qu'elle a été piquée au cours d'une soirée.

Ce type de récit se multiplie un peu partout sur le territoire. À Nantes, une enquête pour "administration de substance nuisible" a également été ouverte au début du mois de mars après le recensement d'une dizaine de plaintes. Début février, c'est le gouvernement qui lançait un plan de prévention contre la drogue du violeur à travers des affiches et des dépliants diffusés dans les boîtes de nuit à destination des professionnels et des victimes.

Une enquête classée sans suite

À Grenoble déjà, les autorités sont particulièrement alertées sur le sujet. En octobre dernier, une enquête avait déjà été ouverte après que la direction de l'école Grenoble Ecole de Management a fait un signalement auprès du parquet, évoquant la possible circulation de GHB dans trois des soirées organisées par les étudiants. Selon nos informations, l'enquête a été classée sans suite en janvier, aucun auteur n’ayant pu être identifié.

"L'enquête est compliquée, on n'a pas de victime, on n'a pas de prélèvement", rappelait en octobre dernier sur BFMTV Xavier Bastière, délégué national investigation au syndicat Unité SGP Police FO, qui appelle toutes les victimes potentielles à se manifester le plus rapidement possible.

Article original publié sur BFMTV.com

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