Grenoble : le Conseil d'État confirme l'interdiction du burkini dans les piscines municipales

© JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

Le Conseil d'Etat a fermé la porte aux burkinis dans les piscines municipales en donnant mardi raison à la préfecture de l'Isère qui s'opposait à une nouvelle disposition controversée de la commune de Grenoble. Dans sa décision, la plus haute juridiction administrative a confirmé la décision rendue fin mai par le tribunal administratif de Grenoble , estimant que le nouveau règlement des piscines imposée par la municipalité grenobloise "ne visait qu'à autoriser le port du burkini afin de satisfaire une revendication de nature religieuse".

>> LIRE AUSSIPort du burkini à la piscine : qu'en pensent les musulmanes de Grenoble ?

Une dérogation "de nature à affecter le bon fonctionnement du service public"

"La dérogation très ciblée apportée, pour satisfaire une revendication religieuse, aux règles de droit commun de port de tenues de bain près du corps édictées pour des motifs d'hygiène et de sécurité, est de nature à affecter le bon fonctionnement du service public et l'égalité de traitement des usagers dans des conditions portant atteinte au principe de neutralité des services publics", explique le Conseil d'Etat dans un communiqué de presse.

L'affaire avait débuté mi-mai, avec l'adoption par le conseil municipal de Grenoble - à une courte majorité et sur fond de polémique nationale - d'un nouveau règlement pour les piscines de la ville autorisant, sans le nommer, le burkini. Le ministère de l'Intérieur, via la préfecture de l'Isère, avait alors déposé un "déféré laïci...


Lire la suite sur Europe1

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles