Grenelle des violences conjugales : pourquoi faut-il parler de l'alcool ?

La rédaction d'Allodocteurs.fr

Le macabre compteur des femmes décédées sous les coups de leurs compagnons ou leurs ex-compagnons ne cesse de tourner. Dans le récit qui est fait de ces assassinats, entre le portrait de l’agresseur et celui de la victime, manque souvent celui d’un troisième protagoniste, presque toujours présent : l’alcool. L’analyse des morts violentes au sein du couple survenues en 2018 et plus particulièrement des féminicides montre que dans 81 % des cas, au moins l’un des deux, auteur ou victime, est sous l’emprise d’une substance (alcool, stupéfiants, etc.). Cette situation est très largement connue des personnels de police et de justice, comme des associations de protection des victimes. Dans une lettre ouverte à Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé et Marlène Schiappa, Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, un collectif de professionnels et d’experts dans les addictions, dont le Pr Amine Benyamina interviewé ce 21 octobre sur le plateau du Magazine de la santé, les exhorte à intégrer ces données dans le plan de prévention des violences conjugales.

L’alcool, cause majeure des violences contre les femmes

La question des relations entre consommation d’alcool et comportements d’agression a fait l’objet de nombreuses enquêtes épidémiologiques et recherches expérimentales. "Nous avons désormais (...)

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