Grenelle des violences conjugales : des familles de victimes, non invitées, veulent se faire entendre

"On voudrait représenter nos mortes et témoigner de ce qui s'est passé, et surtout alerter, parce qu'il y en a plein qui sont encore vivantes." Isabelle Boismoreau est la cousine de Stéphanie, 39 ans, égorgée par son ex-compagnon le 31 mars chez elle, à Joué-lès-Tours. Mardi 3 septembre, pourtant lendemain de la rentrée des classes, cette mère de famille sera devant les portes de Matignon, où se déroulera le Grenelle des violences conjugales lancé par Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes.

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Comme d'autres membres du collectif "Féminicides par compagnons ou ex", qui recense sur Facebook le nombre de femmes tuées, elle a écrit à l'adresse communiquée par Marlène Schiappa sur Twitter pour pouvoir participer à ce grand raout et proposer des solutions. Pour le moment, pas de réponse. Ou tout du moins un e-mail type. On la recontactera.

Une manifestation prévue devant la porte du ministère

Isabelle Boismoreau comme Sandrine ­Bouchait, dont la sœur Ghislaine a été mortellement ­brûlée par son compagnon le 22 septembre 2017 au Plessis-Robinson, auraient voulu raconter leurs histoires à Marlène Schiappa et aux autres responsables politiques. Elles le feront, avec d'autres membres du collectif, devant la porte du ministère.

Au cabinet de Marlène Schiappa, on indique : "Par définition, les milliers de victimes de violences ne...


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