Grenelle de l'éducation : la FSU prudente sur la "traduction financière"

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Au lendemain de l'hommage national rendu à Samuel Paty mercredi, a débuté le Grenelle de l'éducation. Ce rendez-vous prévu de longue date prend, dans ce contexte, un autre sens. Protection des enseignants, conditions de travail, avenir de l'enseignement scolaire… Autant de thèmes qui doivent être abordés. "On est évidemment content qu'un débat s'engage sur l'idée qu'il faut reconnaître les enseignants. On l'a toujours porté, mais nous ne sommes pas convaincus de l'articulation entre ce qui va se passer dans le Grenelle en tant que tel, où l’on fait discuter l'ensemble de la société civile, et ce qui va se passer en termes de traduction financière", pointe au micro d’Europe Matin Benoît Teste, le porte-parole de la principale centrale syndicale enseignante, la FSU.

Pour ce responsable syndical, la revalorisation du rôle de l’enseignant doit d’abord passer par le déblocage d’un budget conséquent. "Jean-Michel Blanquer n'a pas employé le mot de 'loi de programmation'. Il s'appuie sur le fait que cette année, au budget 2021, sont inscrits 400 millions d'euros [dédiés à la revalorisation de la rémunération des enseignants, ndlr], mais au regard du nombre de personnels concernés, c’est assez peu", estime Benoît Teste. "Ça ne va permettre de revaloriser que les débuts de carrière à hauteur d’une centaine d'euros par mois."

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