Greffe : la leçon de courage de Jérôme Hamon, l’homme aux trois visages

Elsa Mari
Le chirurgien plasticien Laurent Lantieri, ici le 13 avril dernier dans son bureau de l’hôpital Georges-Pompidou (AP-HP)à Paris, devant les trois visages de Jérôme Hamon

A 41 ans, il est désormais le seul homme au monde à avoir subi deux greffes totales du visage. Nous l’avons rencontré et le témoignage de Jérôme Hamon est bouleversant.


« J’ai un nouveau visage, certes, mais c’est mon visage ! » S’il ne lui permet pas encore de sourire, ses yeux bleus intenses le font pour lui. Malgré la fatigue, Jérôme Hamon, le miraculé, articule chaque mot, d’une voix à peine audible. Oui, aujourd’hui, il se « sent bien, vraiment bien ». Traits figés, silhouette flottante sous un sweat gris, l’homme, impassible, écoute longuement le professeur Laurent Lantieri raconter comment il lui a greffé un deuxième visage, en janvier, à l’hôpital Georges-Pompidou (AP-HP), à Paris. Une prouesse mondiale.

Alors, quand vient enfin l’heure de prendre la parole, ce Breton de 41 ans, engoncé dans un fauteuil, lève la main. Et ouvre trois doigts. Trois comme le nombre de figures qu’il a eu. Trois comme le nombre de vies vécues.

Entre chacune d’elles, l’acceptation puis la renaissance. Depuis l’enfance, Jérôme, atteint d’une neurofibromatose, la deuxième maladie génétique en France après la mucoviscidose, a le visage qui se déforme, comme dans 1 % des cas. En 2010, plus le choix, la greffe paraît inévitable.


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Cette prouesse médicale, réalisée alors par le professeur Lantieri à l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne), Jérôme l’immortalisera dans un livre « T’as vu le monsieur ? »*. Fini les regards détournés, la peur du jugement de l’autre.

Des antibiotiques pour un rhume obligent à une seconde greffe

Mais en 2015, un médecin lui prescrit des antibiotiques contre un banal rhume, sans savoir, qu’ils sont incompatibles avec son traitement pour la greffe. C’est le déclencheur des complications. Peu à peu, sa figure se dégrade, s’atrophie. « Elle s’ulcérait », lâche le chirurgien. A l’été 2017, l’idée d’une nouvelle transplantation s’impose. Mais faut-il la faire ? Jamais dans le (...)

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