GRDF, Enedis : nouveaux mouvements de grève pour les salaires dans l'énergie

Des appels à la grève ont été lancés pour les prochains jours chez GRDF (distribution du gaz) et le gestionnaire du réseau de distribution électrique Enedis, en pleines négociations pour les salaires, a-t-on appris mardi auprès des organisateurs.

Après la signature le 18 octobre d'un accord de branche dans le secteur de l'énergie, il revient désormais aux entreprises de négocier des mesures internes pour compenser l'inflation, comme récemment chez EDF où un accord a permis de mettre un terme à des arrêts de travail dans les centrales nucléaires.

Mais les négociations coincent chez GRDF, où la CGT appelle à une journée de grève mercredi, en marge d'une nouvelle réunion de négociation, alors que chez Enedis, une intersyndicale CGT/CFE-CGC/CFDT/FO appelle à une journée de grève jeudi.

"Afin de peser sur les négociations, tous mobilisés le 3 novembre", clame l'intersyndicale d'Enedis dans un tract.

La CGT, premier syndicat, réclame 4,6% d'augmentation pour tous au titre de 2022 et 2,3% en 2023, ainsi que des mesures complémentaires pour les bas salaires et des mesures individuelles.

La direction d’Enedis a indiqué à l'AFP avoir présenté une première proposition comprenant 2,

3% d'augmentation pour tous les salariés, en plus de l'augmentation du salaire de branche, plus des mesures individuelles, le tout représentant un "budget global d’augmentation des salaires de 7%".

"Une clause de revoyure à mi-année a également été proposée si l'inflation s'avérait supérieure à la prévision", a-t-elle ajouté.

Chez GRDF, les salariés seront incités à faire grève mercredi à l'appel de la seule CGT, première organisation syndicale de l'entreprise (46,58% lors des dernières élections).

Lors de deux séances de négociations les 25 et 27 octobre, "on a récupéré quelque chose, mais ce n'est pas suffisant", a déclaré à l'AFP Sébastien Raya, délégué syndical central CGT.

GRDF a proposé "de rajouter 2,3%" d'augmentation des salaires à l'accord de branche "et nous on réclame 4,6%", a-t-il expliqué à l'AFP.

Contactée par l'AFP, la directions de GRDF n'était pas joignable dans l'immédiat.

Pour M. Raya, les salariés de la distribution, "que ce soit à Enedis ou à GRDF, sont les parents pauvres" de ces négociations salariales, par rapport aux salariés de GRT-Gaz (réseau de transport de gaz) ou des centrales nucléaires, qui ont obtenu gain de cause, compte tenu de la menace que leurs grèves faisaient peser sur l'approvisionnement énergétique de l'Hexagone cet hiver.

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