« Grazie Paris » : l’Italie salue l’arrestation de sept « terroristes rouges »

De notre correspondant à Rome, Quentin Raverdy
·1 min de lecture
Sur les lieux de l'enlèvement du Premier ministre Aldo Moro, le 16 mars 1978, près de son domicile à Rome.  
Sur les lieux de l'enlèvement du Premier ministre Aldo Moro, le 16 mars 1978, près de son domicile à Rome.

L'arrestation par la police française de sept « terroristes rouges » est à la une de tous les médias de ce côté-ci des Alpes, détrônant le temps d'une journée le Covid et les milliards du Recovery Plan. Une annonce rapidement saluée par Mario Draghi, qui souligne la « satisfaction du gouvernement italien face à la décision de la France d'engager des procédures judiciaires contre les responsables de crimes terroristes très graves ». Des crimes, remontant aux années 1970 et 1980, les sinistres « Anni di piombo » (années de plomb), dont la mémoire est encore « vive dans la conscience des Italiens » et dont la blessure est « encore ouverte », affirmait également le chef du gouvernement.

Depuis mercredi matin, dans les journaux, on dresse ainsi le portrait-robot des dix cibles de l'opération Ombres rouges, dont l'Italie demande l'extradition prochaine. Parmi les sept interpellés (trois sont toujours recherchés), cinq sont d'anciens membres des Brigades rouges, dont plusieurs ont été condamnés à la prison à perpétuité dans leur pays, à l'instar de Marina Petrella, 67 ans, déjà menacée d'extradition puis finalement « graciée » en 2008 par Nicolas Sarkozy pour raisons de santé.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Le précédent Battisti

Autre ex-figure de l'organisation arrêtée ce 28 avril : Sergio Tornaghi, 63 ans, poursuivi notamment pour le meurtre de Francesco Di Cataldo, commandant de police pénitentiaire, assassiné en avril 1978, dans une Italie alors pétrifiée par l'enlèvement d'Aldo Moro. Interr [...] Lire la suite