Gratuité des transports : mais que font les contrôleurs ?

Des agents RATP, lors d'une opération. (AFP)
Des agents RATP, lors d’une opération. (AFP)

Depuis mardi, les transports en commun sont gratuits à Paris. Et forcément, les contrôleurs ne servent plus à rien…

Des tourniquets inactifs, des portes grandes ouvertes, depuis mardi en Île-de-France, on rentre dans les transports en commun comme dans un moulin. Pas besoin de valider son ticket ou son pass Navigo, les transports sont gratuits pour inciter les Franciliens à laisser la voiture au garage, et privilégier métro, RER, tram ou bus, le tout pour faire baisser la pollution.

Du coup, certains peuvent se sentir inutiles au sein du groupe RATP : les contrôleurs. En effet, il n’y a plus personne à contrôler vu que les transports sont gratuits. Et donc plus d’amendes à dresser.

« Des missions d’information des voyageurs»

Mais hors de question pour la RATP de les laisser errer sans but dans les couloirs du métro. La régie nous précise que « les agents chargés des contrôles ont été réaffectés vers des missions d’information des voyageurs », et les renseignent ainsi « sur leur itinéraire ou sur leurs questions concernant la gratuité des transports par exemple ».

L’autre question qui est sur beaucoup de langues dans les rames de RER et de métro concerne les plus fidèles usagers : « On paye un abonnement tous les mois, et avec déjà 3 jours de gratuité, on a l’impression de se faire avoir », entend-on de la bouche de nombreux usagers.

Les abonnés se sentent lésés par la gratuité

La majorité des habitués des transports en commun a payé son abonnement mensuel pour décembre 73 euros. Soit, pour un mois de 31 jours, 2,35 euros par jour. Avec la gratuité des transports mise en place depuis 3 jours, c’est environ 7 euros de « perdus » pour eux. « Ce serait bien d’avoir une réduction sur l’abonnement des prochains mois, comme c’était le cas pour les grèves et les inondations au printemps» , espère Martin, qui prend les transports pour aller travailler.

Nous avons interrogé le STIF (Syndicat des Transports d’Île-de-France), sur la possibilité d’un tel geste. « La mesure de gratuité a été prise dans le cadre d’une mesure de santé publique, pour inciter les Franciliens à délaisser leur voiture. La situation au printemps était différente, puisque le trafic avait été perturbé. Si un tel geste doit avoir lieu, c’est aux élus d’en décider ». Si aucune décision n’a été prise, il semble que les abonnés aux transports en commun ne seront pas récompensés de leur fidélité aux modes de transports propres.

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