La gratuité des transports publics, pomme de discorde des municipales

1 / 2

La gratuité des transports publics, pomme de discorde des municipales

Il suffit de taper "transports" et "municipales" sur un moteur de recherche pour voir que la presse locale parle de tarification beaucoup plus que de projets de mobilité. "Dans chaque ville, il y a au moins un candidat qui propose une forme de gratuité", observe l'universitaire Maxime Huré, président du conseil scientifique de l'Observatoire des villes du transport gratuit.

A Strasbourg, où une "tarification solidaire" permet déjà aux plus démunis de se déplacer pour quasiment rien, les différents candidats présentent toute une palette de mesures: la gratuite totale --tout le temps et pour tous--, pour les moins de 18 ans, les plus de 65 ans, les moins de 25 ans sans ressources, le dimanche... 

"C'est une promesse régulière dans les campagnes", constate Anne Pruvot, spécialiste transports chez Oliver Wyman. "Mais il ne faut pas se leurrer, rien n'est gratuit", remarque-t-elle. "Si demain, personne ne paie son ticket dans les transports publics, quelqu'un paiera."

A quel point les contribuables sont prêts à payer

Ce quelqu'un sera l'employeur --"un acteur qui ne vote pas", dit-elle-- et surtout le contribuable. "La question est de savoir jusqu'à quel point les contribuables sont prêts à payer." Faut-il, par exemple, qu'ils subventionnent le ticket de métro des touristes qui visitent leur ville?

Les partisans de la gratuité ont trouvé leur Mecque à Dunkerque (Nord), une communauté urbaine de 200.000 habitants qui a aboli les tickets de bus...

Lire la suite sur BFMTV.com

A lire aussi