Le gratin politique brésilien au menu de la Cour suprême

Libération.fr
Une manifestation anti-corruption à Rio de Janeiro, le 26 mars 2017.

Trois anciens chefs de l'Etat dont Lula, les présidents des deux chambres, des députés et des sénateurs par dizaines... Les enquêtes ouvertes dans le scandale de pots-de-vin du BTP bouleversent la vie publique.

Est-ce un tournant dans Lava Jato («lavage express»), la tentaculaire enquête contre la corruption au Brésil, qui a mis à nu les liaisons dangereuses entre décideurs politiques et patrons du BTP ? Les aveux du leader du bâtiment Odebrecht mouillent la République. Mardi, la Cour suprême, compétente pour juger les autorités en exercice, a confirmé que le gratin politique du pays est impliqué. Décryptage.

Qu’a décidé le juge rapporteur de Lava Jato à la Cour suprême, Edson Fachin ?

Il a autorisé l’ouverture d’une enquête pour corruption et blanchiment d’argent contre 98 personnes, en réponse à une demande du procureur général, le 14 mars. Parmi elles, huit ministres, 24 sénateurs et 39 députés, dont les présidents des deux chambres. Odebrecht aurait financé leurs campagnes ou les aurait soudoyés en échange de marchés publics ou de décisions sur mesure pour favoriser ses intérêts.

Douze gouverneurs sont également cités, ainsi que les trois anciens présidents de la République (les instances inférieures décideront ou non de leur mise en examen) : Fernando Henrique Cardoso (Parti de la social-démocratie brésilienne, PSDB), Luiz Inácio Lula da Silva et Dilma Rousseff, tous deux du Parti des travailleurs (PT), au pouvoir ces treize dernières années. Pas d’enquête en revanche contre l’actuel président Michel Temer (Parti du mouvement démocratique brésilien, PMDB) - pourtant cité lui aussi - en raison de l’immunité dont il jouit de par sa fonction.

Quelles sont les conséquences pour Lula ?

L’ancien président (2003-2010) est déjà inculpé dans Lava Jato. Fachin a relevé six autres accusations. A 70 ans, le héros des classes populaires est en tête des sondages pour la présidentielle 2018. Mais une éventuelle condamnation en appel le contraindrait, légalement, à renoncer à (...)

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