Les grands défis relevés pour les 33 moteurs du module de service d’Orion : le vol d’« Artemis I est le seul moyen de savoir si on a bien travaillé »

Ce premier vol d'Artemis est un vol de test sans équipage qui va servir à qualifier le lanceur Space Launch System (SLS) et le véhicule Orion avec, donc, plusieurs objectifs. Sans surprise, la Nasa voudra s’assurer du bon dimensionnement du bouclier thermique de la capsule qui sera l’unique protection des astronautes lors de leur retour sur Terre. Les fréquents allers-retours entre la Terre et la Station spatiale ne sont pas comparables avec un retour sur Terre d’une mission lunaire, la vitesse de rentrée dans l’atmosphère d'une mission de retour de la Lune étant bien supérieure à une mission de retour d'orbite, onze kilomètres par seconde contre « seulement » sept kilomètres par seconde.

Le comportement en vol du module de service du véhicule Orion, fourni par l'Agence spatiale européenne et sous maîtrise d'œuvre d'Airbus, sera également très surveillé. La Nasa et l’Agence spatiale européenne (ESA) souhaitent le pousser dans ses retranchements et le tester à l’intérieur de son enveloppe de vol, de façon à voir dans quelles conditions et comment il peut fonctionner dans des configurations variées. Le système de propulsion de l'European service module (ESM) sera donc au cœur des tests que la Nasa espère réaliser, et particulièrement scruté.

Le module de service d’Orion à différents moments de sa construction. Ce module se présente sous la forme d'un cylindre d'environ quatre mètres de haut et de large. © Airbus, Thales Alenia Space
Le module de service d’Orion à différents moments de sa construction. Ce module se présente sous la forme d'un cylindre d'environ quatre mètres de haut et de large. © Airbus, Thales Alenia Space

Comme le précise Philippe Deloo, chargé du projet du module de service (ESM) à l'ESA, c'est la « première fois que le système sera testé dans l'espace ». Certes, le module ESM a déjà « été testé au sol mais la représentativité des tests au sol n'est jamais de 100 % ». Là, on va pouvoir affiner nos modèles. « On va apprendre énormément avec ce vol », indique-t-il. Pour Airbus, ce vol d’essai doit lever plusieurs incertitudes de développement et qualifier le module pour les missions suivantes, dont Artemis III qui amènera un équipage de...

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