Les plus grandes œuvres de Beethoven, que vous devez absolument écouter avant de mourir

Quoi, la musique classique, c'est un truc de vieux ? Ecoutez Beethoven et jugez sur pièces !

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Par Etienne Campion

Fantaisie pour piano, chœur et orchestre en do mineur, op. 80.

22 décembre 1808. Journée glaciale mais historique pour l’histoire de la musique, au Theater an der Wien. En quatre heures de programme musical naîtront, ce jour-là, les monumentales Cinquième et Sixième symphonies, et le quatrième concerto pour piano. En guise de conclusion de cette soirée, passée au second plan dans la postérité, la Fantaisie pour piano, chœur et orchestre. Forme rare, à mi-chemin entre la symphonie et le concerto, c'est une orgie sonore pleine de joie. L’œuvre allie sur une courte temporalité l’intimité du piano et la majestuosité des chœurs, dont le thème central préfigure à n’en pas douter la Neuvième symphonie.



Symphonie n.7, op.92 - II, Allegretto, interprété par Herbert von Karajan, 1963.

Le deuxième mouvement, Allegretto, de la Septième symphonie de Beethoven correspond à un point de non retour dans la trame symphonique de l’œuvre du compositeur, et plus largement dans l’histoire de la musique occidentale. Qui de mieux qu’Herbert Von Karajan pour l’interpréter ? Une marche profonde, d’une énergie sans pareil, avec un thème simple mais incroyablement enivrant grâce à la gravité des cordes, jusqu’à emporter l’ensemble de l’orchestre dans une frénésie qui nous donne à envisager la tragédie intérieure de Beethoven. Karajan est en extase, ses yeux sont fermés, il dialogue directement avec le génie allemand, et c’est à la perfection qu’on assiste. Le plus grand des compositeurs, par le plus grand des chefs d’orchestre.

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