Les grandes réformes que la France doit au président Valéry Giscard d'Estaing

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Le troisième président de la Ve République, Valéry Giscard d'Estaing, décédé le 2 décembre des suites du Covid-19, a modernisé la vie politique et la société françaises dans les années 1970 avant de voir son mandat écrasé par la crise économique. Les grandes réformes à retenir de son septennat.

Valéry Giscard d'Estaing, décédé mercredi 2 décembre, a mis en place plusieurs grandes réformes de société emblématiques durant son septennat. Sa volonté de "moderniser" le pays s'est surtout manifestée pendant ses deux premières années à l'Élysée. Il faudra attendre l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République et la loi du 9 octobre 1981 pour que la peine de mort soit abolie en France.

  • Majorité à 18 ans

La première grande réforme du septennat de Valéry Giscard d'Estaing (loi du 5 juillet 1974), dans la lignée d'une campagne placée sous le signe de la jeunesse, abaisse de 21 à 18 ans l'âge légal de la majorité.

  • Réforme du Conseil constitutionnel

La révision constitutionnelle du 29 octobre 1974 donne aux parlementaires (60 députés ou sénateurs) la possibilité de contester la constitutionnalité d'une loi. Auparavant, seuls le président de la République, le Premier ministre et les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat pouvaient saisir le Conseil constitutionnel.

  • Refonte de l'audiovisuel

La réforme éclatant l'Office de la radiodiffusion-télévision française (ORTF) en plusieurs entreprises (dont Radio France, TF1, Antenne 2 et FR3), après plus de dix ans d'existence, est effective le 6 janvier 1975.

  • Légalisation de l'IVG

Sachant que cette réforme rencontrera une forte opposition au sein de la majorité de droite, VGE la lance très vite, pour bénéficier de la dynamique de son élection. La loi du 17 janvier 1975, qui suscite des débats houleux, sera portée par la ministre de la Santé, Simone Veil.

  • Divorce par consentement mutuel

La loi du 11 juillet 1975 instaure le divorce "par consentement mutuel" ou "pour rupture de la vie commune". Auparavant, seul le divorce "pour faute" était possible.

  • Collège unique

La loi Haby du 11 juillet 1975 instaure un collège unique visant à "dispenser un enseignement commun", "support de formations générales ou professionnelles ultérieures". Il repousse de fait après la classe de troisième l'orientation vers les filières générales ou professionnelles.

Avec AFP