La Grande Mosquée de Paris se retire du projet de Conseil national des imams

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Le recteur de la Grande Mosquée regrette le blocage par la "composante islamiste" du Conseil français du culte musulman des négociations sur la charte de valeurs qui devait précéder la mise en place du Conseil national des imams.

Il doit devenir un outil central pour mieux encadrer l'islam de France. Voulu par Emmanuel Macron dans le cadre de la loi contre les séparatismes, le projet de Conseil national des imams (CNI) fait face à une sérieuse désillusion. Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz a annoncé ce lundi se retirer du dispositif qui avait été confié au Conseil français du culte musulman (CFCM) dont il dénonce une "composante islamiste"."J'ai décidé (...) de ne plus participer aux réunions qui visent à mettre en œuvre le projet du Conseil national des imams et de geler tous les contacts avec l'ensemble de la composante islamiste du CFCM" déclare le recteur dans un communiqué, précisant que sa décision est "irrévocable". Au cœur de la discorde : une charte des valeurs républicaines sur laquelle les neuf fédérations de mosquées du CFCM devaient s'accorder avant la mise en place du CNI. Une première version avait été proposée par Mohammed Moussaoui, le président du CFCM en s'appuyant sur les propositions de fédérations. Or, "la composante islamiste au sein du CFCM, notamment celle liée à des régimes étrangers hostiles à la France, a insidieusement bloqué les négociations en remettant en cause presque systématiquement certains passages...

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