La grande désillusion de la société civile

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Les syndicats sont désabusés face au nouveau Premier ministre de Guinée Conacry, Lansana Kouyaté. Ils l’accusent de ne pas tenir ses promesses, notamment celle de revoir à la baisse les prix des produits de première nécessité. Pourtant Lansana Kouyaté avait suscité à sa nomination, en février dernier, un espoir certain même si les plus sceptiques avaient estimé que les syndicalistes auraient dû pousser plus loin leurs revendications. Le Premier ministre guinéen s’était même entouré de technocrates qui devaient être ses lieutenants dans le vaste champ de réformes annoncées.

Après quelques mois, la réalité est là, bien triste : l’économie est toujours sous la coupe réglée des proches du président Conté, les populations guinéennes broient du noir parce que rien ou presque n’a véritablement bougé. La réalité du pouvoir est toujours détenue par celui qui est à l’origine de tous les malheurs des Guinéens : le président Lansana Conté.

Les violentes manifestations qui ont fait au moins 130 morts [tombées sous les balles des policiers et des militaires qui réprimaient des manifestations pour un changement démocratique en janvier et février 2007], n’ont pas servi à grand-chose, sinon à ébranler, sans déboulonner, un système mafieux tenu à bout de bras par le célèbre grabataire de Wawa [village du président Conté, à une centaine de kilomètres de Conakry, la capitale, où il a l’habitude de se retirer].

Le président Lansana Conté, après la tempête, est visiblement en train de reprendre la situation en main. Il ne s’est pas gêné récemment pour déclarer qu’il est le seul maître à bord, traitant les autres membres du gouvernement de subordonnés. Interrogé sur la question, le Premier ministre n’a pu répondre, visiblement gêné de se voir rappeler qu’il ne contrôle en rien la situation. Et il ne fait rien pour revendiquer son indépendance. Il oublie certainement le contexte dans lequel il est arrivé à la primature. Sinon, comment comprendre qu’il puisse ignorer aujourd’hui les syndicats dans ses initiatives, eux qui ont occupé la rue pendant des mois pour exiger le changement ?

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