La “grande démission”, c’est fini (ou presque) !

Photo Pixabay/cc

Les offres d’emploi marquent le pas aux États-Unis et pourtant les salariés américains continuent de démissionner à un rythme inédit, note le magazine Quartz. “Alors que le nombre d’offres d’emploi a chuté de 5,3 % entre mai et juin derniers – soit la plus forte baisse depuis la crise du Covid –, le taux de démissions, autrement dit le pourcentage d’employés quittant volontairement leur emploi, était de 2,8 % en juin.”

Dans le même temps, les licenciements restent à des niveaux historiquement bas. Car pour le moment les employeurs tiennent à garder les salariés qu’ils ont réussi à embaucher quand l’économie américaine a redémarré après la crise sanitaire. “À tous les niveaux, le marché du travail reste assez tendu aux États-Unis, même si les entreprises sont en train de réviser leurs projets en matière d’embauches”, constate l’économiste Nick Bunker.

Car à mesure que les perspectives économiques mondiales s’assombrissent, l’optimisme s’estompe également sur le marché du travail américain, tant du côté des employeurs que des salariés, explique Bloomberg. Les inquiétudes concernant l’avenir et la flambée actuelle du coût de la vie font que de plus en plus de salariés qui étaient prêts à quitter leur emploi se retiennent désormais, confirme Sander van’t Noordende, directeur général de Randstad, un recruteur qui opère dans une quarantaine de pays :

“Il y a toujours du mouvement, c’est vrai, mais on note un ralentissement. Le niveau de l’inflation force les gens à y réfléchir à deux fois avant de s’accorder six semaines de vacances pour trouver un autre job.”

Aux États-Unis, 20 millions de personnes environ ont quitté leur emploi rien qu’au premier semestre 2022. Beaucoup de ces démissionnaires ont profité du rebond de l’économie américaine pour augmenter leur salaire et améliorer leurs conditions de travail – notamment, grâce au télétravail, en matière de flexibilité.

Fin de partie aussi au Royaume-Uni

Pour le moment, la moitié seulement des salariés qui travaillent dans les grandes villes américaines ont regagné leur bureau. Mais à mesure que le marché du travail va devenir plus difficile, “être présent au bureau va être plus important pour assurer sa carrière”, estime Sander van’t Noordende.

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