"La grande confusion" : le pavé de Philippe Corcuff grâce auquel vous ne comprendrez rien à l'extrême droite

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Dans son dernier livre, le politologue Philippe Corcuff ambitionne d’analyser l’"extrême droitisation" du débat public. Un ouvrage qui en dit malheureusement plus sur la confusion idéologique de son auteur qu’autre chose.

Quel est le point commun entre l’écrivain théoricien du "grand remplacement" Renaud Camus, le polémiste national-socialiste Alain Soral, Éric Zemmour, le philosophe Jean-Claude Michéa, l’économiste Frédéric Lordon, l’éditorialiste Jacques Julliard, Jean-Luc Mélenchon, les Gilets jaunes, l’agitateur Juan Branco, Charlie Hebdo, la militante décoloniale Houria Bouteldja, Michel Onfray, le collectif libertaire technocritique PMO, ATTAC, le journaliste Daniel Schneidermann, le décroissant Vincent Cheynet, ou encore Les Guignols de l’info ? Tous contribuent ou ont contribué, à leur manière, à l’"extrême droitisation" de la France. C’est du moins la thèse ambitieuse – à défaut d’être pertinente – du dernier livre du politologue Philippe Corcuff.L’affaire n’est pas nouvelle, loin de là. Plus le parti lepéniste progresse, plus certains intellectuels de gauche se sentent obligés de dénoncer ceux qui font le jeu du Diable. Dès 2002, Daniel Lindenberg publiait son célèbre Rappel à l’ordre. L’essayiste décédé en 2018 y épinglait les "nouveaux réactionnaires", parmi lesquels Marcel Gauchet, Pierre Manent, Alain Badiou, Alain Finkielkraut, Michel Houellebecq, Alain Minc, Luc Ferry et le regretté Philippe Muray. Ces intellectuels, qui ont pour seul point commun de...

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