Grande-Bretagne : la nature reprend ses droits sur d’anciennes terres agricoles

Au sud de l'Angleterre, les terres de Charlie Burrell sont aujourd’hui peuplées d’animaux sauvages. Il y a 20 ans, cette zone était recouverte de champs de blé et de céréales cultivés en agriculture intensive. En 2004, l'agriculteur a été le premier du pays à se lancer dans un pari fou : abandonner ses cultures pour les rendre à la nature. Ses terrains argileux s'étaient appauvris, il perdait de l’argent. Alors, avec l’aide d’une biologiste, il a réintroduit des espèces oubliées, comme des vaches à longues cornes, des cochons roux, ou encore des cigognes, qui avaient disparu en Grande-Bretagne. Un modèle économique écologique Au fil des années, le paysage s’est transformé et fourmille désormais de vie. Une nouvelle biodiversité s’est installée. Entre l'écotourisme et la vente de viande, les terres de Charlie Burrell sont redevenues rentables. En Écosse, son modèle économique écologique a été repris. Des terres où broutaient des moutons ont été remises à l’état naturel, et une partie est devenue le territoire des castors. Selon les chercheurs, le réensauvagement pourrait sur le long terme atténuer le réchauffement climatique.