Grand Steeple-Chase de Paris. Isabelle Pacault, reine d’Auteuil

Christine Hamon
Auteuil, le 19 mai. L'entraîneur de Carriacou, Isabelle Pacault, pose avec son jockey, Davy Russell

L’édition 2019 du Grand Steeple-Chase de Paris promettait d’être belle. Elle a été grandiose avec la victoire d’Isabelle Pacault et de son cheval Carriacou. L’entraîneur installée à Maisons-Laffitte est devenue la première femme à remporter ce prestigieux Groupe 1.


« Ce n’est pas seulement la victoire d’une femme, mais aussi celle d’un cheval et d’une famille. » Isabelle Pacault n’ignore pas qu’elle est la première femme entraîneur à inscrire son nom au palmarès du Grand Steeple-Chase de Paris, créé en 1874. Mais celle qui considère ses chevaux, dont Carriacou évidemment, comme des membres de sa famille ne veut pas attirer toute la lumière sur elle. Précédemment, installée dans les tribunes, entourée des siens, durant les 7 minutes pleines de crainte et d‘espoir, la professionnelle est montée en puissance, et ses cordes vocales avec. « Vas-y mon bonhomme », a-t-elle commencé à lancer.



Prise par l’intensité de la course, son entraîneur, le visage stressé et le regard affolé, en arrive à perdre ses repères. « Il est où, je ne le vois plus. Où est mon jockey ? Où est mon cheval ? » Au fil des vingt-trois obstacles à franchir, la tension et la consécration devenaient voisines, tant Carriacou paraissait dominer ses dix-huit adversaires. Au franchissement du poteau, la scène atteint son paroxysme. Le clan Pacault explose entre cris, pleurs et embrassades. Après une ovation peu commune du public, Isabelle Pacault tente de justifier un succès incontestable. « Carriacou n’a pas fait l’ombre d’une faute, je n’ai même pas eu peur. » Qu’en est-il lorsque les choses ne se déroulent pas aussi bien, pour cette femme au tempérament entier et excessif ! « J’espère que je ne vous ai pas choqué » s’excuse-t-elle presque en reprenant son souffle et ses esprits.

« C’est Isabelle qui fait tout le boulot »

Son frère et sa (...)

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