Menaces en Hongrie sur l'université financée par George Soros

Le président hongrois, Janos Ader, a signé lundi un texte de loi régissant le fonctionnement des universités internationales, qui pourrait entraîner la fermeture d'un établissement fondé en 1991 par le milliardaire américain d'origine hongroise George Soros. Des dizaines de milliers de Hongrois s'étaient rassemblés dimanche pour dénoncer ce projet de loi du gouvernement, des manifestations d'une ampleur inédite depuis l'arrivée au pouvoir du Premier ministre nationaliste Viktor Orban il y a sept ans. /Photo prise le avril 9 2017/REUTERS/Laszlo Balogh

BUDAPEST (Reuters) - Le président hongrois, Janos Ader, a signé lundi un texte de loi régissant le fonctionnement des universités internationales, qui pourrait entraîner la fermeture d'un établissement fondé en 1991 par le milliardaire américain d'origine hongroise George Soros.

Des dizaines de milliers de Hongrois s'étaient rassemblés dimanche pour dénoncer ce projet de loi du gouvernement, des manifestations d'une ampleur inédite depuis l'arrivée au pouvoir du Premier ministre nationaliste Viktor Orban il y a sept ans.

L'Université d'Europe centrale (CEU) pourrait devoir quitter la Hongrie aux termes du texte signé par le chef de l'Etat. La loi requiert désormais que les universités internationales disposent d'un campus à Budapest et dans leur pays d'origine, ce qui n'est pas le cas pour la CEU.

Viktor Orban a estimé lundi que les réactions suscitées à l'étranger par ce texte relevaient d'une "campagne de désinformation".

"Le gouvernement ne ferme pas les universités et ne ferme par la CEU non plus", a-t-il déclaré. "Le but du gouvernement est d'assurer que toutes les universités répondent aux mêmes règles, et qu'il n'y ait pas de privilèges".

La mesure promue par le parti Fidesz du Premier ministre vise en particulier l'université anglophone, créée notamment pour étudier la transition démocratique et libérale des pays de l'ex-bloc de l'Est. ]

Le Premier ministre conservateur, connu pour ses positions anti-immigration, s'est montré très critique envers Georges Soros dans le passé.

Plus de 500 universitaires internationaux, dont 17 lauréats du prix Nobel, ainsi que les Etats-Unis et l'Union européenne, se sont élevés contre le projet de loi.

(Krisztina Than et Gergely Szakacs, Julie Carriat et Gilles Trequesser pour le service français)

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