Grand Prix de Monaco : Charles Leclerc, le petit prince du Rocher

Romain Métairie
Charles Leclerc a suivi le parcours classique, dès l’âge de 4 ans, du coureur automobile : kart, GP3, F 2. Son arrivée dans le paddock de la F 1 sonne déjà comme une victoire

Le pilote monégasque de l’écurie Sauber disputera ce dimanche (15h10, sur TF1 et Canal +) son premier grand prix dans la principauté. Une ascension vertigineuse, à 20 ans seulement.


Ce dimanche, il en a rêvé des milliers de fois. Nul doute qu’il le marquera d’une pierre rouge et blanche. Peu de personnes peuvent se targuer de courir le prestigieux Grand Prix de Monaco, à domicile, à vingt ans seulement. Pour Charles Leclerc, le songe est devenu concret en décembre dernier, quand le pilote est désigné titulaire du team Sauber pour la saison de F1 2018. L’aboutissement d’un parcours fulgurant.

Il est impossible d’évoquer ses débuts sur piste sans mentionner le regretté Jules Bianchi, son modèle et ami décédé en juillet 2015 (des suites d’un accident lors du Grand Prix du Japon le 5 octobre 2014). Tout commence au Brignoles Karting Loisirs, dans le Var, lorsque le père de Charles, y emmène son fiston alors âgé de 4 ans. Ancien pilote de F3 disparu l’année dernière, Hervé Leclerc est un ami de Philippe Bianchi, le père de Jules, qui tient le BKL. Charles se retrouve au volant d’un kart. Il ne le lâchera plus.

« Il avait un petit plus par rapport aux autres, notamment dans la compréhension du parcours, se souvient Yannick Iglesias, son entraîneur en mini-kart à Brignoles (2007-2009). On n’avait pas besoin de lui mettre des plots. Il arrivait à tout retranscrire sur la piste. » Timide mais sympathique en dehors du circuit, son attitude change une fois dans l’habitacle. « Dès qu’il enfilait le casque c’était une autre personne. Il devenait agressif. Il roulait pour gagner », ajoute Iglesias.

Une ascension foudroyante

Pendant longtemps il suivra les traces de Jules, de huit ans son aîné. Comme en ce mois de mars 2016, où à l’instar de Bianchi, Leclerc intègre la convoitée Ferrari Driver Academy, une écurie-filière de la Scuderia, qui doit lui permettre de courir un jour en F1. C’est une juste récompense pour celui qui a impressionné chez Motorsport, lors de son baptême du feu (...)

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