Grand Paris Express : le plateau de Saclay sceptique après l’idée d’abandon du viaduc

Cécile Chevallier (@ChevallierCcile sur Twitter)
Pour réaliser des économies, la Société du Grand Paris propose de mettre au sol la partie de la ligne 18 comprise entre Saclay et Saint-Quentin-en-Yvelines, qui devait se faire en aérien

La Société du Grand Paris propose, pour faire des économies, d’abandonner le tracé aérien du métro. Une suggestion que très peu d’acteurs, opposés ou non à la ligne 18, n’approuvent.


Les défenseurs de la ligne 18 ne peuvent pas surfer longtemps sur une « bonne nouvelle ». Un mois après que le préfet de région Michel Cadot a annoncé que ce métro reliant l’aéroport d’Orly à Versailles chantiers (Yvelines) en passant par Massy et le plateau de Saclay serait en service en 2026, un nouvel élément vient ternir ce temps gagné. Dans une lettre adressée au Premier ministre, le patron de la Société du Grand Paris (SGP), dresse ses propositions pour réduire la facture de 2,6 Mds€ du Grand Paris Express. Dont cette « mesure choc » qui concerne la ligne 18 : la « mise au sol » du tracé prévu jusqu’ici en aérien entre Saclay et Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines).

Sur le papier, on pourrait penser que les 2 307 signataires de la pétition s’opposant au tracé en viaduc et toutes les associations du plateau de Saclay qui se mobilisent depuis plusieurs années pour « enterrer le métro » sont en partie satisfaites. Bien au contraire.

Une mise au sol « serait une catastrophe pour l’activité agricole »

« Sur le fond, on n’a pas besoin de cette ligne 18, martèle Claudine Parayre, de l’association Terres fertiles. Toutes les études montrent qu’il n’y a pas d’interaction entre les bassins de Saint-Quentin et le plateau et qu’un transport lourd n’est pas nécessaire. Plus de fréquences de bus en site propre suffisent largement. Mais si l’Etat devait décider de faire son métro sur herbe, ce serait une catastrophe pour l’activité agricole et la faune. On parle métro mais on n’est pas fichu de faire fonctionner correctement les RER C et B. »

Christian Page, maire (SE) de Saclay, partage cette position. « Ce métro n’est pas une priorité, pense l’élu. Le patron de la SGP est venu nous rencontrer. Nous lui avons expliqué que l’urgence était dans le renfort des transports assurant les liaisons saturées (...)

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