Grand oral des candidats LR devant le "parlement" du parti

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Les cinq candidats à l'investiture LR pour la présidentielle se sont retrouvés samedi devant le Conseil national des Républicains, sorte de parlement du parti, pour y défendre leur programme à dix jours du congrès qui désignera leur candidat.

Sur la scène du Palais des congrès d'Issy-les-Moulineaux où ils devaient s'exprimer à tour de rôle, Michel Barnier, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Philippe Juvin et Eric Ciotti se sont prêtés à une photo de famille avant de présenter leur programme devant le Conseil national, qui rassemble élus et responsables locaux du parti.

Ce grand oral est "le seul moment où tous les candidats sont réunis pour répondre directement à ceux qui feront leur campagne ensuite", a souligné la numéro 2 du parti, Annie Genevard.

Un exercice "très différent mais tout à fait complémentaire" de celui des débats télévisés, qui ont surtout privilégié le régalien et le pouvoir d'achat jusqu'à présent. "Quel dommage de ne pas parler des questions de santé, de culture, ou d'éducation", où "nous avons des choses à dire", a ajouté Mme Genevard à la veille du troisième débat sur Cnews.

"On en parle beaucoup car ce sont les sujets les plus graves, et ce sont les préalables qui permettront de retrouver la sécurité, la tranquillité, et d'engager très vite la reconstruction sur les autres sujets: le travail, l'éducation et la santé, la famille et les retraites, l'influence française", a affirmé Michel Barnier, premier à passer sur le gril.

Ton posé, débit mesuré derrière son pupitre, celui qui promet le "sérieux" s'est engagé à un "cap clair" autour de trois grandes priorités: "électrochoc d'autorité", coup d'arrêt à l'immigration "devenue incontrôlable", et sérieux budgétaire.

Fustigeant une "gestion solitaire du pouvoir, arrogante, parfois méprisante" d'Emmanuel Macron, il a promis de ne faire qu'"un seul mandat" dans un discours truffé de références à Laurent Wauquiez.

Xavier Bertrand, qui lui a succédé sur un mode pugnace et déterminé, a fustigé "le fossoyeur" Emmanuel Macron et "les vautours" de l'extrême droite.

Délaissant rapidement le pupitre pour arpenter le podium, à la manière "stand-up" qu'il privilégie en réunion publique, celui qui vient de reprendre sa carte chez LR - il avait quitté le parti en 2017 - a martelé sa fidélité à sa "famille politique" dont "se joue la survie" en 2022.

Répétant que "le rétablissement de l'autorité est un préalable à une société plus simple, libérée", il a déroulé sous des applaudissements fournis les trois piliers de son programme: autorité, territoires et travail. "Si je gagne ce congrès, je gagnerai cette élection présidentielle", a-t-il assuré.

cg/cs/sp

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