GRAND ENTRETIEN. "Quand les parents sont fragilisés, les enfants le sont davantage" : quelles conséquences le confinement a-t-il pour les plus jeunes ?

Clément Parrot

La deuxième phase du déconfinement vient de débuter et la vie reprend doucement son cours normal. Dans les services de psychiatrie, on constate cependant l'impact des mesures de restriction imposées, durant près de deux mois, sur les publics les plus fragiles, notamment les plus jeunes. Franceinfo s'est entretenu avec le pédopsychiatre Mario Speranza, chef du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent au centre hospitalier de Versailles (Yvelines), pour comprendre comment le confinement et l'épidémie de coronavirus ont agi sur les plus jeunes.

Franceinfo : Quelles ont été les principales conséquences des mesures de confinement pour la santé mentale des plus jeunes ?

Mario Speranza : Pour commencer, rappelons que nous avons continué à travailler pendant toute la période du confinement. Il y a eu une forte mobilisation des services de pédopsychiatrie pour éviter les inquiétudes de l'enfermement et l'amplification des difficultés. En parallèle, nous avons mis en place des lignes téléphoniques pour la population. Le nombre d'appels et de situations nouvelles via ces lignes a été plutôt limité. Nous l'avons perçu comme le sentiment, pour le grand public, que les services de soins étaient tellement en situation de tension qu'il fallait nous protéger. Les personnes confrontées aux situations les plus difficiles ont donc souvent (...)

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