Le plus grand clone du monde s'étend sur 200 kilomètres carrés

Rachel Austin/université d'Australie Occidentale.

La plus grande plante vivante du monde a été identifiée dans les eaux peu profondes au large des côtes de l'Australie-Occidentale. Âgée de 4500 ans, elle pourrait se développer indéfiniment.

Des scientifiques ont découvert le plus grand clone du monde en Australie : il forme un vaste réseau de prairies sous-marines qui couvre plus de 200 kilomètres carrés. Le monstrueux tapis d’herbes tentaculaires est en fait une seule plante qui se clone continuellement depuis plusieurs milliers d’années. Le caractère unique et pourtant démultiplié de l’organisme est apparu lorsque les écologues ont étudié la diversité génétique des herbiers de la baie Shark, une étendue d'eau peu profonde protégée en Australie-Occidentale. Leur analyse montre que presque toutes les prairies de Posidonia australis de la région sont génétiquement identiques. Un examen plus approfondi a révélé que, contrairement aux autres herbiers marins de la région qui se reproduisent sexuellement, P. australis se duplique via un réseau souterrain de racines ramifiées.

Record mondial largement battu

L’organisme s'étire sur environ 180 km quasiment sans discontinuer, à l’exception de quelques trouées claires (voir photo) "ce qui en fait le plus grand exemple connu de clone dans n'importe quel environnement sur Terre" écrivent la biologiste de l’évolution Elizabeth Sinclair et ses collègues de l’École des sciences biologiques de l'université d'Australie-Occidentale (Crawley) .

Il éclipse le précédent détenteur marin du record : un clone de l'herbier marin Posidonia oceanica dans l'ouest de la Méditerranée, qui ne s'étend que sur environ 15 km. Sur la terre ferme, il supplante également largement les clones de peupliers faux-trembles, le célèbre Pando dans l’Utah (États-Unis), ou le bosquet du col Kleber dans le Colorado : ces deux derniers ne couvriraient que 0,43 kilomètres carrés chacun environ.

Enfin, il surpasse le mégachampignon Armillaria solidipes qui, issu d’une spore unique, prospère sur 9,6 kilomètres carrés (1 300 terrains de football) à l’ouest des États-Unis et dont la biomasse est estimée à 600 tonnes (lire notre hors-série d’octobre 2014) .

Un hybride polyploïde potentiellement immort[...]

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