Grand barrage éthiopien sur le Nil : une "instabilité inimaginable" si on touche à l'eau de l'Egypte, avertit le président al-Sissi

franceinfo Afrique avec AFP
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Alors que pour la deuxième année, l’Ethiopie continue à remplir son Grand barrage à la faveur de la prochaine saison des pluies (juillet à septembre), le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi est sorti de sa réserve : "Personne ne peut se permettre de prendre une goutte d'eau de l'Egypte, sinon la région connaîtra une instabilité inimaginable", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Ismaïlia, alors qu'il était interrogé sur la mise en eau du barrage de la Grande renaissance éthiopienne (GERD).

A portée des avions Rafale

"Personne ne doit s'imaginer qu'il est loin de la portée de l'Egypte", a ajouté M. Sissi en soulignant que la part des eaux du Nil revenant à l'Egypte était "une ligne rouge". Une allusion claire aux avions Rafale achetés en 2015 à la France et qui pourraient servir à bombarder l’ouvrage. Mais ces déclarations fracassantes sont avant tout une manière de faire pression sur l'Ethiopie dans les négociations.

"Notre réaction au cas où l'on porterait atteinte à notre part des eaux du Nil affectera la stabilité de l'ensemble de la région

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi

à l'AFP

Le barrage de la Grande renaissance éthiopienne (GERD), amené à devenir la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique, est depuis son lancement en 2011 source de tensions entre le Soudan, l'Egypte et l'Ethiopie. L'Egypte, qui dépend du Nil pour environ 97% de son irrigation et de son eau potable, considère le GERD comme une menace pour son approvisionnement (...)

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