Grâce à la Géorgie, Joe Biden échappera à la cohabitation mais...

Jade Toussay
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Le président-élu, Joe Biden, le 29 décembre 2020 à Wilmington (Photo: ASSOCIATED PRESS / Andrew Harnik)
Le président-élu, Joe Biden, le 29 décembre 2020 à Wilmington (Photo: ASSOCIATED PRESS / Andrew Harnik)

ÉLECTIONS AMÉRICAINES - Joe Biden va donc avoir les coudées franches. Après les victoires confirmées de Jon Ossoff et de Raphael Warnock en Géorgie, le président-élu voit le Sénat (et donc l’ensemble du Congrès américain) passer dans son giron. Une bonne nouvelle? En partie, mais pas totalement. Car avant lui, d’autres présidents, dont Donald Trump, ont aussi a eu 2 ans de répit avec une Chambre des représentants et un Sénat aux couleurs de leur parti. Et tout ne s’est pas toujours passé comme ils le souhaitaient.

Janvier 2017, Donald Trump arrive officiellement au pouvoir. À ce moment, il bénéficie d’une configuration politique qui lui est plus que favorable: le Sénat et la Chambre des représentants sont tous les deux à majorité républicaine.

C’est également le cas de Joe Biden, qui bénéficiera pour son début de mandat d’une majorité renouvelée à la Chambre des représentants. Et il pourra aussi compter sur le soutien du Sénat dont les démocrates vont reprendre le contrôle grâce à la voix déterminante de la vice-présidente Kamala Harris.

Car l’avance des élus bleus est courte. Très et même trop pour parler de “voie royale” pour Joe Biden, analyse Marie-Christine Bonzom, politologue, journaliste et spécialiste des États-Unis interrogée par Le HuffPost. Sans compter que le candidat de “l’establishment” pourrait aussi se heurter à une fronde au sein même de son parti.

La fausse majorité de Biden

Le diable se cache dans les détails. Certes, les démocrates ont réussi à faire basculer le Sénat et ont désorm...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.