Grèves dans les transports : Valérie Pécresse veut entraver le dispositif de « préavis illimité »

© Anna Margueritat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Actuellement débattu au Sénat, le projet de loi relatif aux jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 prévoit d'adapter plusieurs règles de droit aux contraintes liées à l'organisation de l'événement en France. L'annonce de ces dérogations, « pour assurer le bon déroulement » de la compétition internationale, intéresse Valérie Pécresse. La présidente de la région Île-de-France voit en ce texte la possibilité de faire voter un meilleur encadrement du droit de grève dans les transports franciliens « dont le dévoiement par certains syndicats désorganise complètement le service », indique jeudi l’entourage de l'ancienne candidate à la présidentielle auprès du Parisien. Trois amendements ont été déposés en ce sens par le biais de sénateurs de son parti, Les Républicains.

« Ce qu’il s’est passé pendant les vacances de Noël, par exemple à la SNCF, est intolérable. Le droit de grève est aujourd’hui détourné. Il est nécessaire de l’adapter pour permettre aux opérateurs de mieux s’organiser et de mieux informer les voyageurs. Cela ne doit pas être un sujet tabou », justifie Philippe Tabarot, l'un des élus LR qui réclame un encadrement strict de la réglementation du droit de grève.

Des mesures rejetées

Un premier texte requiert notamment l'extension de la déclaration de préavis à soixante-douze heures au lieu des quarante-huit actuelles. Un deuxième s'oppose au dispositif de « préavis illimité » en proposant d'empêcher une organisation syndicale de « réactiver le préavis dépo...


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