"Les grèves ne sont pas payées comme certaines légendes le disent", assure un syndicaliste de la RATP

franceinfo, Grégoire Lecalot

Chronique d’une galère annoncée, la grève contre la réforme des retraites commence jeudi. Dans les transports parisiens, le conflit risque d’être aussi dur, sinon plus que celui de 2007. En tout cas les conducteurs du métro s'y préparent, à l'image d'Antonio. Comme la plupart de ses collègues de la ligne 12, il est décidé à aller jusqu'au bout, quel que soit le coût. "Ça va sûrement être des économies qui vont passer au niveau de la grève au lieu de passer dans du loisir ou dans des vacances", confirme-t-il, résigné.

Sami, élu Unsa de la RATP, vérifie que les salariés qui veulent faire grève se sont déclarés comme la loi le prévoit depuis 2007. Et il prévient ses collègues, ils ne doivent pas compter sur une caisse de grève : "Tout ce qu'on perd, on le perd. Il y a des fois où on arrive à discuter d'échelonnements des prélèvements sur le salaire. En tous cas, il n'y a pas de caisse. Une journée de grève, elle est retirée entièrement. Les grèves ne sont pas payées comme certaines légendes le disent".

"On mangera des pommes de terre pendant le restant du mois"

Sébastien, ancien chauffeur de taxi, est conducteur de métro depuis un an. Il n'a pas été embauché au statut mais sous le régime du CDI. Alors la réforme des retraites, il dit être "en plein dedans. Quand j'étais indépendant, (...)

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