La grève des urgences reprend de plus belle, malgré les promesses de Buzyn

Le HuffPost avec AFP
La grève dans les services d'urgences dure désormais depuis six mois et touche de très nombreux services un peu partout en France.

POLITIQUE - Plus de 750 millions d’euros redéployés et voilà que la grève des urgences repart de plus belle. Au lendemain de la présentation du plan de “refondation” des urgences hospitalières par Agnès Buzyn, le collectif Inter-Urgences a voté la poursuite du mouvement avant une manifestation ce mercredi 11 septembre à l’appel des syndicats.

La ministre de la Santé, qui doit gérer de front ce mouvement social inédit par sa durée (bientôt 6 mois) et par son ampleur (250 services d’urgence à ce jour) en même temps que les débats sur la loi bioéthique à l’Assemblée, avait pourtant mis le paquet en début de semaine pour trouver une issue à la crise.

Nouveau “service d’accès aux soins” universel pour réguler les appels aux secours, “admissions directes” sans passage aux urgences pour les personnes âgées, optimisation de la “gestion des lits” disponibles dans les hôpitaux, le tout financé par des crédits existants... Par ces annonces fortes, Agnès Buzyn a tenté d’apporter une réponse systémique à l’engorgement des hôpitaux en promettant une réorganisation de l’accès à l’hôpital, tout en refusant de débloquer davantage d’argent ou de procéder à des embauches massives.

C’est précisément l’absence d’évolution sur ces points -très attendus par les grévistes- qui ont précipité la prolongation du mouvement de contestation. “Ce plan, c’est du flan!”, a résumé Hugo Huon, président du collectif Inter-Urgences, à l’issue de son assemblée générale à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Les représentants des grévistes y ont voté à main levée une motion rappelant leurs principales revendications -“réouvertures de lits”, “recrutements à la hauteur des besoins”, “augmentation de 300 euros net mensuel”.

La crise fera-t-elle tache d’huile?

Désormais, afin de renforcer la pression sur le ministère, les grévistes en appellent à une extension du mouvement aux autres services hospitaliers. “Nous appelons l’ensemble de nos collègues à se mettre en grève avec nous”, a déclaré Christophe Le Tallec,...

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