Grève aux urgences : "On ne peut plus continuer comme cela", témoignent les soignants à l'hôpital de Bastia

Matthieu Mondoloni

"Aujourd'hui, il y a en moyenne 5h30 d'attente, explique une soignante, et c'est une 'bonne' moyenne, les patients n'ont pas trop attendu". Dans les couloirs des urgences de Bastia en Corse, en grève comme 220 services en France, une quinzaine de patients attendent sur des brancards. À la mi-journée, il y a déjà eu 58 admissions et les dossiers continuent d'arriver.

Épuisement physique et moral

Séverine Géronimi voit arriver un homme qui présente un traumatisme crânien. Cette infirmière a pris son service à 7 heures du matin. Depuis, elle n’arrête pas. "C'est aussi cela les urgences, on est tout le temps sollicités, avec les coups de téléphone. On va aussi à droite et à gauche. Il y a tellement de monde, qu'il faut avoir tout le monde en visuel et savoir qui installer en priorité", confie-t-elle. Séverine avoue qu'elle a un travail qui n'est "pas évident", "il faut toujours être concentré sur son travail".


Comme ses collègues infirmiers et aide-soignants, elle porte sur sa blouse un autocollant "En grève". "Depuis le 24 juillet, on a rejoint le collectif Inter-urgences pour être solidaire avec le mouvement national et ses revendications, et pour mettre en évidence les problèmes qu'il y a chez nous", explique Séverine qui n'a pas été convaincue par la prime de 100 euros par mois débloquée par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, mi-juin.

Nos salaires n'ont pas bougé depuis des années.

Séverine (...)

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