Grève des urgences : il faut une "prime nationale pour les personnels et une reconnaissance de leur spécificité", selon l'urgentiste Patrick Pelloux

franceinfo
Patrick Pelloux, urgentiste et président de l'Association des médecins urgentistes de France, revient dimanche sur franceinfo sur la grève illimitée initiée aujourd'hui par les personnels des urgences de plusieurs établissements de l'AP-HP.

Les urgences de plusieurs établissements de l'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) entament dimanche 14 avril une grève illimitée. Sont notamment concernés les hôpitaux Lariboisière, la Pitié-Salpêtrière, Saint-Louis ou encore Tenon qui rejoignent tous les quatre l'hôpital Saint-Antoine, déjà en grève depuis le 18 mars. L'accueil des patients se fera normalement cependant et c'est "tout à l'honneur des personnels de faire fonctionner les urgences et le service public malgré leur contestation", souligne dimanche sur franceinfo Patrick Pelloux, urgentiste et président de l'Association des médecins urgentistes de France.

"On a dépassé les 24 millions de passages"

Parmi les revendications, la question de la sécurité : les agressions sont de plus en plus nombreuses, cinq en une seule nuit en mars à Saint-Antoine par exemple. "La fréquentation des urgences n'a cessé d'augmenter. En 1988, il y avait 8 millions de passages, maintenant on a dépassé les 24 millions", expose Patrick Pelloux. Les patients attendent trop, sont mécontents et finissent par s'énerver. "La violence dans les rues, vous la retrouvez aux urgences", explique le médecin. Or, "le personnel est là pour soigner, pas pour se faire insulter et tabasser. On a des agressions très fréquentes. Et se pose le problème de l'organisation des structures d'urgence qui soient adaptées à la société", selon lui.

Les personnels demandent également une prime de (...)

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