La grève peut-elle gâcher la Fête des lumières de Lyon ?

Par Thibaut Déléaz

En 2018, près de 2 millions de personnes s'étaient pressées dans les rues de Lyon pour la Fête des lumières.

Cette année, le lancement de la Fête des lumières coïncide avec le début d'un mouvement social qui s'annonce très suivi, notamment dans les transports.


C'est l'événement de l'année à Lyon. Chaque année, pendant quatre soirs, plusieurs millions de personnes se pressent dans les rues de la capitale des Gaules pour la Fête des lumières. En 2018, elles étaient près de 2 millions. Mais, cette année, la grande grève qui doit démarrer le 5 décembre, comme l'événement, pourrait bien venir gâcher la fête.

Le mouvement social, qui s'annonce de grande ampleur, pourrait bien venir paralyser les transports. La SNCF a bloqué en amont la vente de billets du 5 au 8 décembre, prévenant que le trafic serait « fortement perturbé sur l'ensemble du réseau ». Certains voyageurs ont déjà été informés de l'annulation de leur train et la compagnie les invite à « privilégier d'autres modes de déplacement ».

Les hôteliers inquiets

Message reçu cinq sur cinq par les usagers du train, qui ont commencé à se reporter, notamment, sur les cars. Chez FlixBus, on constatait déjà deux semaines avant le mouvement une hausse des réservations de 160 % par rapport à l'an dernier sur l'axe Paris-Lyon pour la Fête des lumières. La compagnie a augmenté son offre de sièges pour le week-end.

Lire aussi Grève du 5 décembre : ces transporteurs qui se frottent les mains

Mais cela ne suffit pas, et certains hôteliers voient déjà des clients annuler leur séjour. « Certains établissements ont jusqu'à 30 % d'annulations », s'inquiète l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (Umih) du Rhône, jointe par Le Point. « Un hôtel nous a même signalé avoir déjà perdu 10 000 euros à cause des annulations. »

Du côté de la mairie, qui organise l'événement, on préfère temporiser. « On sait que ça va compliquer les déplacements, mais plus de 50 % des gens viennent de la région. » Les TER ne devraient pourtant pas être épargnés par la paralysie annoncée sur les (...)

Lire la suite sur LePoint.fr

EXCLUSIF. Retraites : le dîner d'enterrement de la « clause du grand-père »
Retraite : les vrais avantages du régime spécial de la RATP
5 décembre : le patron de la police veut dissuader ses troupes de manifester
Réservistes de la gendarmerie : "nos centres tournent à plein"
Recevez la newsletter Le Point.fr