La grève des médecins est « malvenue », pour François Braun

Le ministre de la Santé François Braun (ici le 2 décembre) s’est rendu au centre hospitalier d’Annecy  ce 28 décembre.
BERTRAND GUAY / AFP Le ministre de la Santé François Braun (ici le 2 décembre) s’est rendu au centre hospitalier d’Annecy ce 28 décembre.

POLITIQUE - « Cette grève est particulièrement malvenue en cette période d’extrême difficulté pour le système de santé, » tonne François Braun. Le ministre s’est déplacé ce mercredi 28 décembre à l’hôpital d’Annecy, en Haute-Savoie, alors que les soignants font face à une triple épidémie inédite de grippe, de Covid-19 et de bronchiolite et que les médecins de ville ont entamé lundi 26 un nouveau mouvement social.

Interrogé lors d’un micro-tendu, le ministre a effectivement réagi à la grève des médecins libéraux qui a repris le 26 décembre dernier, la qualifiant de « malvenue ». « Je ne remets bien sûr pas du tout en cause le droit de grève des médecins, a affirmé François Braun. Mais c’est vraiment la très mauvaise période. »

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Les médecins libéraux s’étaient déjà mis en grève le 1er et 2 décembre. Le mouvement avait été suivi par près de 70 % d’entre eux. Ils dénonçaient et continuent à le faire des conditions de travail qui « se dégradent de plus en plus », avec une « charge de travail toujours plus importante » à laquelle vient s’ajouter « beaucoup d’administratif inutile ».

« Ultime cri d’alarme »

« C’est l’ultime cri d’alarme des médecins libéraux devant l’effondrement du système de santé dans sa globalité », a défendu Noëlle Cariclet le 26 décembre sur franceinfo. Porte-parole du collectif « Médecins pour demain », cette psychiatre francilienne a déploré que les praticiens soient « contraints de fermer leurs cabinets pour se faire entendre ».

« Nous avons des institutions qui permettent de discuter, de traiter les problèmes. Utilisons-les, » a rétorqué François Braun ce mercredi. « Ma porte est toujours restée ouverte et elle le restera pour régler les problèmes, mais on ne fait pas la grève avant de commencer à discuter. »

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Pour répondre à ces difficultés, le ministre a ajouté que la « refondation (du) système de santé » allait démarrer « le mois prochain ». « À partir de janvier, je vais annoncer les grands axes de restructuration de notre système de santé dans son ensemble, aussi bien la médecine de ville que la médecine hospitalière, » a-t-il promis.

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