Grève "historique" à BFM : contre le plan social, les salariés se font les griffes

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"Ce matin, c'est la chef de prod' qui a maquillé Richard Ferrand !" Chez les deux amies de BFMTV réunies ce mercredi 24 juin à l'entrée du campus Altice, l'anecdote provoque un grand éclat de rire. Comme 250 de leurs collègues, environ, les deux salariées en grève de NextRadioTV, groupe chapotant la "première chaîne d'info de France", mais aussi RMC et RMC Découverte, sont venues protester contre le plan social brutalement annoncé le 17 juin dernier. Ce dernier, consistant à se séparer de 330 à 380 CDI et de près de 200 pigistes et intermittents - soit près d’un tiers des effectifs sur un total de 1.600 salariés – est censé permettre une "reconquête" post Covid-19. Et ce, alors même que BFM affichait des audiences canon pendant la crise sanitaire, et que la santé financière du groupe, qui affichait 73 millions d'euros de bénéfices en 2019, ne semble pas commander une telle saignée. De sorte que journalistes et techniciens, pas vraiment habitués à déchirer les chemises des patrons, découvrent les plaisirs simples de la lutte sociale.

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"Drahison"

Avec un certain succès, doit-on ajouter, l'intersyndicale, qui exige que la direction se borne à des départs volontaires et ne sabre pas dans le panel de pigistes, ayant obtenu de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, et de l'ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn, toutes deux candidates aux élections municipales dans la capitale,

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