Grève pour la hausse des salaires : faible mobilisation, fortes perturbations

Philippe Martinez était en tête du cortège nîmois.  - Credit:SYLVAIN THOMAS / AFP
Philippe Martinez était en tête du cortège nîmois. - Credit:SYLVAIN THOMAS / AFP

La nouvelle journée de mobilisation pour la défense des salaires organisée par la CGT n'a pas fait le plein. Le ministère de l'Intérieur recense seulement 30 400 personnes dans toute la France, dont 2 400 à Paris, quand l'organisation syndicale en recense plus de 100 000, dont 10 000 à Paris. Ces chiffres marquent une mobilisation supérieure à celle de la précédente journée d'action CGT, le 27 octobre, mais un recul par rapport à celle du 18 octobre, où le ministère avait compté 107 000 manifestants dans tout le pays et la CGT, 300 000.

En revanche, la grève à l'appel de tous les syndicats de la RATP a fortement perturbé jeudi la circulation des métros et RER parisiens. Un impact qui contrastait donc avec la faible mobilisation de la journée d'action nationale organisée en parallèle par la CGT. Les usagers des transports en Île-de-France ont dû faire face à une situation très perturbée, même si le chaos a été évité dans la matinée en Île-de-France, où beaucoup de salariés avaient visiblement suivi les recommandations de faire du télétravail. D'autres ont choisi la marche, le vélo, la voiture ou un jour de congé.

Les difficultés étaient toujours bien présentes en début de soirée. « J'avais compris que la ligne 3 devait marcher dans l'après-midi. J'ai dû mal regarder. Je vais marcher », dit, résignée, Sophie, cadre rencontrée rue Réaumur, dans le centre de Paris, qui devait encore prendre un train gare Saint-Lazare, à quatre stations de là. Cinq lignes étaient [...] Lire la suite