Grève du 5 décembre : le gouvernement va-t-il capituler sur la réforme des retraites ?

Le 26 novembre à l'Élysée (Paris), un déjeuner confidentiel réunissait autour d'Emmanuel Macron et Edouard Philippe les autres ministres impliqués dans la réforme des retraites. Le message est clair : fermeté. "Tout est séquencé, on ne sera surpris par rien. Si on ne fait pas les retraites, le quinquennat part en capilotade", a indiqué un responsable de la majorité. Face à la grève du 5 décembre, le gouvernement est-il finalement prêt à des concessions ? Pour Matignon, pas d'optimisme de façade, l'entourage d'Edouard Philippe sait que le mouvement social va durer. "C'est trop tard pour faire des annonces, car le mouvement est parti. On laisse passer le 5 décembre et on arbitre la semaine prochaine", déclare un ministre.

Des compromis ? Lundi 9 ou mardi 10 décembre, le gouvernement devrait donc abattre ses cartes et proposer un compromis. Mais l'exécutif craint surtout la contagion du mouvement, avec une grève qui se prolongerait aussi dans l'Éducation nationale. "Les sondages ne sont plus équivoques : les Français ne veulent plus des régimes spéciaux", estime l'entourage d'Edouard Philippe. Ni vraiment conciliant, ni vraiment inflexible, l'exécutif semble surtout attendre.