Grève du 5 décembre : des dépôts pétroliers déjà bloqués

Bien visibles avec leurs chasubles oranges, les patrons des entreprises de travaux publics ont disposé leurs engins de chantier autour du dépôt de carburant de Rennes (Ille-et-Vilaine). Depuis le début de la matinée, vendredi 29 novembre, plus rien ne peut entrer ni sortir. Le gouvernement voudrait leur faire payer leur carburant, le GMR, le gazole non-routier, au prix du gazole traditionnel, or il est plus cher de 0,50 € à 0,55 centimes d'euros par litre.

Des camions-citernes bloqués "Avec une pelleteuse de 15 tonnes, on va avoir une différence de 8 € de l'heure, parce qu'on facture à l'heure. Ça représente 10% de notre chiffre d'affaires, donc l'impact va être automatiquement sur nos salariés, sur notre résultat, sur notre investissement à long terme", explique Sonia Bouget, gérante d'une entreprise de BTP. Devant le dépôt pétrolier de la Rochelle (Charente-Maritime), même colère, même mode opératoire. Les camions-citernes sont bloqués, leurs chauffeurs commencent à chercher d'autres points de ravitaillement. Les entrepreneurs de travaux publics ne prévoient pas de lever leur blocage samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre.