Grève contre la réforme des retraites : le patron de la SNCF évalue le manque à gagner à 400 millions d'euros depuis le début du mouvement

franceinfo avec AFP

Le nouveau patron de la SNCF a sorti la calculette. La grève contre la réforme des retraites, qui perturbe fortement le trafic ferroviaire, a déjà occasionné un manque à gagner de 400 millions d'euros pour la compagnie depuis le 5 décembre, a déclaré Jean-Pierre Farandou, dans un entretien au Monde mardi 24 décembre.

"Le conflit n'est pas terminé, et il est encore trop tôt pour faire le bilan complet" mais "au bout de vingt jours, on est à 400 millions d'euros de chiffre d'affaires qui n'aura pas été réalisé dans la période", a indiqué Jean-Pierre Farandou. "Les comptes 2019 seront fortement impactés", d'autant plus "qu'on n'est pas encore au bout du décompte des conséquences économiques", a-t-il prévenu. La SNCF avait réalisé en 2018 un chiffre d'affaires de 33,3 milliards d'euros, estimant l'impact de la longue grève du printemps contre la réforme ferroviaire à près de 900 millions.

"Continuer à dialoguer"

"Lors de mon premier mois aux commandes de la SNCF, avant la grève, j'ai pu constater que le dialogue social était un peu abîmé", a raconté Jean-Pierre Farandou, qui a succédé le 1er novembre à Guillaume Pepy. "J'ai repris contact avec toutes les organisations syndicales", a-t-il relevé. "Ensuite est arrivée la grève", qui n'a pas empêché de "continuer à dialoguer" avec les syndicats, a-t-il poursuivi. Le gouvernement lui a demandé "de mettre au point", avec eux (...)

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