Grève pour le climat : pourquoi les lycéens français se mobilisent plus tardivement que leurs voisins européens

Guillemette Jeannot
Partout dans le monde, ce vendredi, collégiens, lycéens et étudiants se mettent en grève pour le climat. La jeunesse internationale s'est ralliée à la lycéenne suédoise Greta Thunberg dans sa lutte contre le réchauffement climatique. Mais en France, le mouvement a mis un peu plus de temps à prendre. On a tenté de comprendre pourquoi.

"Ce n'est pas à nous, les enfants, de faire ça", martèle Greta Thunberg. "J'aimerais que ce soit les adultes qui prennent leurs responsabilités, mais comme personne ne fait rien, on n'a pas le choix", explique la jeune lycéenne de 16 ans, au pied de la Statue de la République, dans le 11e arrondissement de Paris. Devenue une icône de la lutte contre le réchauffement climatique depuis son discours à la COP24, en décembre, la Suédoise est venue, vendredi 22 février, soutenir un millier de camarades français mobilisés pour la planète.

Les jeunes de l'Hexagone n'ont vraiment rallié le mouvement international "Fridays For Future" que la semaine précédente, le 15 février : ils étaient alors quelques centaines, devant le ministère de la Transition écologique, à appeler leurs camarades à rejoindre les grèves scolaires organisées dans de nombreux pays. Greta Thunberg, elle, a commencé dès la rentrée scolaire, au mois d'août, à manifester devant le Parlement suédois. En Australie, le mouvement a pris dès le 30 novembre, avec des milliers de jeunes, selon le Guardian (article en anglais). En Allemagne dès le 14 décembre ; en Suisse, le 21 décembre. Ou encore le 10 janvier en Belgique, avec près de 3 000 jeunes dans la rue.

Le déclic du 22 février

Vendredi 15 mars, dans 105 pays et 1 659 villes, selon le décompte de Greta Thunberg sur (...)

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