Veillée d'armes ce dimanche à Matignon, avant la semaine de tous les dangers

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Dans la perspective d'un mouvement de grève qui promet d'être massif et potentiellement durable, l'exécutif multiplie les réunions pour établir une ligne de défense.

Veillée d'armes à Matignon: le gouvernement s'est réuni au grand complet dimanche soir autour du Premier ministre Edouard Philippe pour faire le point sur la très contestée réforme des retraites qui risque de paralyser le pays à partir de jeudi. 

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Arrivés en tenue souvent très décontractée pour ce séminaire dominical, à l'image de Christophe Castaner ou Sibeth Ndiaye, en jeans et baskets, les ministres ont été convoqués pour accorder leurs violons sur cette réforme emblématique voulue par Emmanuel Macron. Mais aussi passer une nouvelle fois en revue les différents plans pour tenter de faire face à un mouvement de grève qui promet d'être massif et potentiellement durable. 

Le spectre de 1995

Car c'est bien un jeudi noir qui s'annonce depuis que la CGT, FO, la FSU et Solidaires ont appelé à une grève interprofessionnelle. SNCF, RATP, Air France, contrôleurs aériens, EDF, poids lourds, raffineries, enseignants, étudiants, policiers, avocats, magistrats, éboueurs... de nombreux corps de métier veulent faire entendre leurs inquiétudes et leur opposition au projet de fusion des 42 régimes de retraite existants en un système universel par points. 

Le gouvernement, dont la décontraction affichée dimanche tranche avec l'inquiétude de certains de ses membres en coulisses, redoute que les blocages se poursuivront les jours suivants, alors que le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye doit rendre ses conclusions vers le 9 ou le 10 décembre au Premier ministre qui précisera ensuite le projet d'ici la fin de l'année, avant son passage au Parlement début 2020.  

De quoi faire craindre à l'exécutif une répétition de 1995 lorsque Alain Juppé, sous la pression de la rue, avait dû reculer sur sa réforme des régimes spéciaux. 

"Il y a beaucoup de Français qui s'interrogent. Ce sont des questions qui sont parfaitement légitimes et qu'il faut entendre", a souligné dimanche Edouard Philip...Lire la suite sur L'Express.fr

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