Avec la grève du 5 décembre, les syndicats de retour au premier plan?

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Avec la grève du 5 décembre, les syndicats de retour au premier plan?

Le mouvement de gilets jaunes "n'a rien inventé" par rapport aux corps intermédiaires, tançait Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, dans les colonnes du Figaro en janvier dernier. Il n'empêche. Depuis l'éclosion du phénomène en novembre 2018, et plus globalement depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée, l'étoile des syndicats semble s'être un peu ternie.

Les syndicats "ont du mal à se faire entendre pour deux raisons", analyse auprès de BFMTV.com Stéphane Sirot, historien spécialiste de l'histoire et de la sociologie des grèves et du syndicalisme. "le pouvoir politique leur laisse peu de latitude pour s'exprimer et puis il y a eu le mouvement des gilets jaunes" qui leur a "donné un coup de vieux aux syndicats".

Le mouvement du jeudi 5 décembre contre la réforme des retraites va-t-il changer la donne? Un appel à une grève reconductible a été lancé par les syndicats de la RATP et de la SNCF, notamment suivi par les réformistes de la CFDT-Cheminots. Plusieurs confédérations s'y sont jointes, comme la CGT, FO, FSU, Solidaires, et aussi des organisations d'Air France, d'EDF, de magistrats, avocats mais aussi des transports routiers, des hôpitaux, de la police, des étudiants et lycéens ainsi que par des gilets jaunes.

Un front syndical quasiment unitaire. Et largement soutenu: selon un sondage de l'institut Elabe pour BFMTV du 27 novembre, 53% des Français approuvent le mouvement.

La "machine à négocier" cassée...

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