Grève du 19 janvier : ces retraités ne sont pas concernés par la réforme, et pourtant ils ont manifesté

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RETRAITES - À 82 ans, Gérard sait qu’il n’a pas la force de rejoindre le cortège place de la République. Mais cet enseignant à la retraite a décidé de braver le froid pour accompagner les manifestants sur quelques rues à Montreuil. Un effort qu’il juge nécessaire, « par solidarité avec les nouvelles générations. »

En choisissant de relever l’âge légal de départ à la retraite et d’accélérer l’allongement de la durée de cotisation, l’exécutif fait reposer sa réforme sur les actifs. Pourtant, ils ne sont pas les seuls à manifester leur mécontentement dans les rues de Paris. Comme Gérard, les retraités rencontrés par Le HuffPost décrivent une réforme « injuste », qu’ils jugent néfaste pour leurs enfants et leurs petits-enfants.

« Je me sens obligé d’être là »

« Je fais partie de la génération des enfants gâtés, donc pour mes enfants et mes petits-enfants, je me sens obligé moralement d’être là », explique Bernard, 76 ans, ancien cadre d’un ministère.

Pour Valérie, retraitée de 69 ans et ancienne intermittente, le combat dépasse le cadre familial et amical. Militante au sein de la Maison des femmes de Montreuil, la jeune retraitée dénonce une réforme principalement sévère pour les femmes : « Il faut quand même comprendre une chose, c’est une vraie réforme de la retraite, ça doit être une réforme féministe ! », s’agace-t-elle.

Alors que les retraités actuels sont parfois pointés du doigt parce qu’ils ne subiront pas les conséquences de la réforme, certains experts souhaiteraient les faire contribuer au financement du système de retraites au nom de la solidarité entre les générations.

Un scénario difficile à appliquer, selon l’avis des retraités rencontrés : « On ennemise [sic] les gens, on fait en sorte qu’un groupe soit contre un autre... », soupire Valérie, « mais effectivement s’il y a quelques retraités extrêmement bien lotis, ils pourraient faire un petit effort. » « Si on parle de Bernard Arnault, baisser ses pensions je suis pour. Pour les autres, c’est des saloperies ! » s’exclame Bernard, ancien professeur de 81 ans.

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